les Aventuriers de la Marche Eperdue

Forum des A.M.E., groupes d'aventuriers évoluant soit dans le monde de Faërûn, soit dans celui de PlanesKape...
 
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 Présentation des persos...

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Curulin Daergel
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MessageSujet: Re: Présentation des persos...   Dim 28 Mar - 12:36

Ben à voir tout ce que tu as fait avant, on ne dirait pas que tu étais si idiot que ça. Si tu étais capable d'en avoir après Laith lors de votre rencontre, c'est que ça devait être pire avant ! Ou qu'elle te rappelait Luinil, par exemple..

[je parlais irl]
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Eliandre Nar Miskal
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MessageSujet: Re: Présentation des persos...   Jeu 3 Juin - 18:51

bon alors vous êtes tous au courant, toril ka minor est décédé au cours de la précédente opération, donc vous n'entendrez sans doute plus jamais parler de lui (pas de ma part en tout cas).
Donc je vais vous raconter une partie de l'histoire de quelqu'un d'autre, comme ca, si jamais il arrivait par un hasard fortuit et imprévu qu'il surgissait prochainement (allez pas croire que c'est un nouveau PJ, non), vous ne serez pas surpris

Alors voila, commençons:






Un nouveau jour se lève. Eliandre, 19
ans, est partie il y a 8 jours de son école. Enfin, si on peut parler d’école.
Là où elle étudie depuis 11 ans maintenant, c’est la magie « profane », comme
disent les ignares, les arcanes. Non loin, elle entend son ami Erasme bouger.
Ils sont partis tous les trois avec Hécate accomplir la tache qui leur
permettra d’être reconnus comme Magiciens par l’ensemble de la confrérie. Ils
doivent retranscrire de vieux écrits dans cette tour perdue au milieu de nulle
part. Les derniers humains qu’ils avaient aperçus, hormis le vieil ermite qui
résidait dans la tour, étaient des prêtres de Pélor dans leur abbaye, il y a 2
jours. Ceux-là, vraiment, ils ne savaient pas ce qu’ils perdaient. S’occuper
des paysans et du bas-peuple alors que le savoir était à portée de main. Quelle
hérésie ! Mais bon, ils étaient pacifiques et inoffensifs, donc…

Déjà deux heures qu’elle se fatiguait à
réécrire ce vieux grimoire sur les simples écrits en draconique. Heureusement,
Paul (c’était le nom de l’ermite) venait de leur apporter de l’eau. Malgré un
arrière gout bizarre, elle avait bu d’une traite. Vraiment, quelle plaie !
Boire et manger ! Quel temps perdu !

La fraicheur de la tour était agréable.
Erasme, qui travaillait au soleil, buvait sans cesse. Hécate aussi. Une étrange
sensation la fit se retourner. Elle en était sure, quelqu’un l’observait.
Quelqu’un, ou quelque chose. Ca avait mangé le tas de nourriture laissé à cet
effet dans la pièce à coté. Sans doute un chat.

Eliandre laissa courir son imagination.
« Peut-être que c’est un esprit bienveillant qui va m’emmener avec lui et
m’aider à apprendre les arcanes ».

Vraiment elle n’avançait pas. Eliandre
laissa glisser l’ouvrage qu’elle recopiait et se plongea doucement dans les
méandres de sa pensée.

Son esprit la porta vers Althéos,
qu’elle avait rencontré l’an dernier, lors d’une fête. Quel elfe charmant !
Dommage qu’il ne fut pas magicien. Mais bon, on ne peut pas tout avoir. Ils
s’étaient revus plusieurs fois, et, il y a un mois, il lui avait demandé sa
main. Mais elle avait refusé, elle voulait d’abord finir ses études, et puis
ses projets n’allaient pas de pair avec la fondation d’une famille. En effet,
elle voulait s’occuper de faire le lien entre le monde de la magie et les gens
de pouvoir, comme sa mère qui avait été diplomate à la cour. Elle haïssait la
guerre plus que tout, elle avait déjà vu un champ de bataille, l’odeur et les
charognards. Ce qu’elle avait appris au conservatoire l’avait confirmé dans ses
choix : quelle perte pour l’humanité, ces pillages et ces incendies, et quelle
honte aussi ! Mais elle savait que cette carrière l’empêcherait d’avoir une
maison, elle sera obligée de se déplacer sans cesse pour accomplir sa tache.

A présent, cela faisait 4 jours qu’ils
travaillaient du lever au coucher du soleil. Eliandre avait démasqué l’individu
inconnu qui l’épiait. Il s’agissait d’un tout petit dragonoïde rouge, qui se
comportait un peu comme un chat, avec une étincelle d’intelligence en plus dans
le regard. Maitrisant sa langue, Eliandre avait tenté d’engager la
conversation, mais ou bien l’animal refusait de parler, ou bien il en était
incapable, mais les efforts de la jeune femme avaient été vains. A vrai dire,
elle n’avait même pas pu le toucher ni l’approcher. Elle avait pourtant tout
essayé, cajoleries, flatterie, etc. mais rien n’y avait fait, quoique l’animal
ait eut l’air satisfait de ce comportement. Enfin, lui au moins semblait vivant.
Eliandre observa ses deux camarades qui ne bougeaient pas, absorbés par leur
travail.

« Ô combien ils me sont supérieurs, ils
travaillent sans cesse, ne mangent presque plus, alors que je joue à chat avec
un dragon miniature »

Eliandre rêvait. L’énergie magique
pulsait autour d’elle, de la même manière que lorsqu’elle lançait des sorts. Mais
là, tout était flou. Elle ne savait pas quel sort elle lançait. Elle ne se
souvenait même pas de ceux qu’elle avait préparés. Que se passait-il ? Un cri
strident lui vrilla les tympans et elle vit un vieillard tomber en poussière
sous le regard satisfait d’un jeune homme. Puis tout redevint noir.



« Eliandre, Eliandre, revenez ! Il est
temps de sortir de votre transe ! ELIANDRE !

-Mon père, ne la brusquez pas ainsi.

-Jeune homme, il faut savoir se faire
violence quand la vie de quelqu’un est en jeu.

La vie de quelqu’un est en danger ici ?

-Regardez, elle a bougé !

Eliandre ouvrit les yeux…Elle se
trouvait dans une cellule de pierre grise, mais pas la même pierre que dans la
tour.

-Eliandre !

Althéos se tenait là, ainsi qu’un homme
d’un certain âge, portant les habits et l’insigne des prêtres de Pélor.

-Qu’est-ce que je fais ici ? Où suis-je
? Et qu’est-ce que toi, tu fais là ? dit-elle, en désignant Althéos

-Tu es dans un temple de Pélor, à 3
jours de marche de la tour où je t’ai trouvée. J’étais de passage dans le coin
quand je t’ai entendu m’appeler au secours dans mon esprit et j’ai aussitôt su
où tu étais. Je m’y suis précipité et quand je t’ai trouvé, tu étais évanouie
par terre. Les deux autres étaient déjà morts. Je suis désolé.

-Quoi? Pourquoi ??

Le prêtre intervint alors :

-Mademoiselle, vous avez été victime
d’un cas typique de saturnisme, sans doute avez vous été contaminée par l’eau
que vous buviez. Vous luttez contre cette maladie depuis déjà 5 jours, alors
reposez vous à présent. »



« Tu as eu de la chance, les autres sont
morts.

-Qui me parle ? Pourquoi je vous entends
dans ma tête ?

-Ca s’appelle de la télépathie. J’ai le
pouvoir de faire ça Eliandre, comme tu as le pouvoir de parcourir les arcanes.
Je suis le pseudo-dragon que tu as vu dans la tour. Tu m’as plu alors je t’ai
sauvée. C’est moi qui aie appelé ton copain. Tu ne dois pas te mortifier pour
tes amis, s’ils sont morts, c’est qu’ils étaient idiots.

-Comment ça ?

-Ils ont fait comme s’ils n’avaient pas
besoin de boire ou de manger, mais vous n’êtes pas des esprits. Et en plus, ils
ne se sont pas intéressés à moi, ce qui est une erreur. Enfin bon, ils en ont
payé le prix.

-Comment peux-tu dire ça ?

-D’après ce que je sais, les gens de la
région sont très méfiants vis à vis de l’eau qu’ils boivent, mais vous ne vous
en êtes pas du tout souciés. J’ai vu que tu voulais être en relation avec les
autres humains, notamment auprès des hommes influents, et pas vivre enfouie
dans une bibliothèque. Pour cela, il va falloir communiquer avec les gens du bas-peuple,
comme tu dis. »



« Et bien Eliandre, vous voilà de
nouveau sur pied.

-Grace à vous, père Bernard.

-Qu’allez vous faire à présent ?

-Je vais finir mes études. Mais après,
je ne sais pas.

-Pourquoi ne pas revenir ici ? Lors de
nos discussions, vous m’avez semblé assez ouverte. Pour une magicienne, je veux
dire. Et puis vous pourriez recevoir un enseignement de diplomate.

-Vous voulez que je devienne prêtresse.
C’est possible ?

-Si je vous ai sauvée, c’est que Pélor
l’a voulu. Rien n’arrive par hasard.

-J’y réfléchirai. »



Deux mois plus tard.

« Ainsi donc, vous êtes revenue.

-Oui, j’en ai parlé avec mes tuteurs,
ils m’ont dit que certains illuminés arpentaient les arcanes en tant que
profane et serviteurs du divin. Il s’agit souvent de prêtres de Boccob ou de
Vecna. Mais je me suis dit que vous aviez peut-être raison et qu’il me faudrait
aller vers les gens pour être diplomate.

-C’est aussi un pied de nez à votre
passé, Eliandre Nar Miskall. Mais je crois que vous serez digne d’être une
prêtresse de l’Etincelant. »



Six ans plus tard, Eliandre Nar Miskall
fut donc intronisée prêtresse de Pélor. Prêtresse ès guérison et soleil, car le
soleil était pour elle le symbole de l’ouverture et que c’était ce que les hommes,
elfes et autres habitants de la surface vénéraient le plus.


Son mariage avec l’elfe Althéos Nar Miskal fut célébré dans la
semaine qui suivit, sans qu’aucun de leur proche n’y assiste.


Elle avait un profil atypique, car elle
était aussi magicienne, mais elle était déterminée à apporter la paix avec elle.

Elle s’engagea donc en tant que
diplomate auprès du roi du Cormyr.


Bon ok, c'est un peu long et vous avez sans doute pas tout lu, mais c'est pas grave, au moins si vous cherchez quelque chose sur mon nouveau moi (prière de m'appeler EXCLUSIVEMENT par mon nouveau nom maintenant svp), vous savez où le trouver
[Certes. Mais souviens-toi qu'Eliandre est une FILLE et qu'il faut de ce fait parler / écrire au féminin ! Wink ]
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Curulin Daergel
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MessageSujet: Re: Présentation des persos...   Lun 7 Juin - 8:51

... En tout cas, ça promet !

Belle présentation, Eliandre, j'espère qu'on va se rencontrer bientôt !

Bon, au passage, j'ai une deuxième partie de mon histoire à raconter, moi !

La vie de baladin montra bien vite à son nouveau suivant qu'elle n'était pas toujours des plus agréable. Partir à la belle saison présentait l'avantage des longues journées et des nuits douces, mais l'inconvénient des jours chauds et secs et des terribles orages qui suivaient. Durant toute la première semaine, Goann initia son jeune apprenti aux subtilités de la cornemuse, et lui apprit surtout son rôle d'assistant pour les prochaines représentations. Il devait jouer une petite mélodie au flûtiau lors de leur arrivée dans un village, et la ressortir dans les moments les plus creux du spectacle. Goann lui apprit également quelques répliques dans le but de transformer ses transitions en courts dialogues.

La mémoire et les conaissances du gnome faisaient l'admiration de son maître. Il connaissait déjà les histoires les plus courantes et les tournures habituelles du style propre aux épopées. S'il n'avait pas l'assurance d'un conteur entraîné, il en possédait déjà le répertoire dans sa tête ( en grande partie) et dans son livre. En revanche, sa lenteur et sa fragilité eurent tôt fait d'exaspérer Goann. Souvent, le soir, il le prenait sur ses épaules pour parcourir quelques kilomètres de plus, en maugréant qu'à ce train là, ils ne feraient pas la moitié de la tournée qu'il s'était promis de faire, et qu'il devait être saoul le jour où il avait accepter d'emmener de machin ridicule avec lui. Mais ces colères étaient plus qu'à moitié feintes, et Nathan ne songeait pas à s'en offusquer.

C'est en effet sous le nom de Nathan que Curulin fit ses premiers pas sur une scène. Scène qui, en l'occurrence, n'était qu'un carré de terre battue à l'angle d'une place, dans un village humain encore plus petit que le sien. Et cette première représentation reste toujours un souvenir cuisant. Goann ne manquait pas une occasion de le railler devant le public, ajoutant encore à l'embarras naturel du jeune Nathan.

- Excusez-le, messieurs-dames, c'est la première fois qu'il joue, vous savez. Non, c'est vrai, je vous jure ! Au prochain village, quand je dirais " c'est la première fois", là ce sera faux. Mais pour ce soir, c'est vrai !

Et les villageois riaient.

Si Nathan eut l'impression d'être ridicule, l'adresse de Goann transforma ses maladresses en un numéro comique assez apprécié, et se déclara satisfait de sa soirée. Le gnome continuerait à être ridicule jusqu'à ce qu'il soit prêt à présenter un numéro correct, et cela devrait suffire à ne pas trop lui faire regretter de l'avoir embauché. Goann assura à son apprenti qu'il apprendrait suffisamment vite. Lui même ne s'était mis à la cornemuse que l'hiver dernier. Ceux qui connaissent la suite de l'histoire comprendront que la cornemuse et la tenue qui allaient avec faisaient partie du plan de Goann pour disparaître aux yeux de ceux qui le connaissaient, en suivant le fameux principe : pour ne pas se faire remarquer, mieux vaut ne pas être trop discret !

Les quelques bénéfices qu'ils firent sur ce village permirent à Goann de vêtir plus correctement son apprenti. Autant dire que Nathan dût s'habituer rapidement au gilet en peau de chèvre et au kilt assorti ! Au reste, ils n'endossaient ces tenues qu'au abords des villages, préférant voyager dans des vêtements plus confortables. Les premiers jours dans cette tenue furent assez horribles, dans la mesure où le cuir de vache utilisé pour le kilt n'avait jamais connu l'assouplissement nécessaire à ce genre d'utilisation. Le résultat était grossier, ridicule et particulièrement inconfortable ! Et tous ceux qui ont essayé ce genre de vêtement après avoir porté des pantalons toute leur vie savent qu'il faut un certain temps pour s'y habituer...

Cependant, le jeune barde faisait peu à peu des progrès. La fin de l'année se passa dans une routine tranquille dont seuls quelques jours se démarquent vraiment. Le jour où Goann lui apprit à nettoyer la cornemuse, tâche qui rentra bientôt dans ses attributions ; le jour où il lui enseigna les bases de la magie ( et ce ne fût pas facile non plus ! ) ; le jour où il vit pour la première fois une grande ville et où Goann lui annonça qu'il jouerait son premier morceau sérieux le soir même. C'est à Moncelot que Curulin donna sa première vraie représentation, au milieu de celle de son maître, et gagna ses premiers sous propres grâce à ce métier. Il joua encore les soirs suivants et récolta des louanges certes exagérées, mais qui lui allèrent droit au cœur tout de même. Il apprit à ne jamais paraître surpris, à trouver toujours le bon mot pour remercier où faire rire, à soulager les pauvres en leur donnant quelques sous, et les riches en leur en prenant sensiblement plus. Goann ne volait jamais dans une ville où il jouaient, mais les relations qu'il conservait à certains endroits lui donnaient encore quelques tuyaux qu'il exploitait à bon escient.

A mesure que l'hiver approchait, les spectacles se firent moins fréquents, et le barde et son apprenti s'engagèrent plus souvent comme ouvriers journaliers. La tournée ne fût finalement pas trop raccourcie, et s'acheva avec les premiers froids. Goann décida de passer l'hiver à Bergastel, petite ville un peu à l'est de la côte des épées. Ils dormaient pendant la journée et passaient leurs soirées à égayer les tavernes. La nuit, ils s'adonnaient parfois à d'autres activités dans lesquelles la petite taille de Nathan se révélait d'une grande utilité. Une simple chatière dans une maison riche lui suffisait pour s'introduire subrepticement et ouvrir la porte à son maître. Pensez qu'il ne faisait à l'époque que trois quart de mètre de haut, et que son métier de baladin avait développé sa souplesse naturelle ! Les quelques vols qu'ils commirent ainsi ne posèrent aucun problème. Leur seul souci cet hiver-là fut la santé de Curulin qui leur donna quelques inquiétudes, mais rien qui ne suffisse à entacher leur sérénité.


Dernière édition par Curulin Daergel le Lun 7 Juin - 8:54, édité 1 fois
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Eliandre Nar Miskal
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MessageSujet: Re: Présentation des persos...   Mer 20 Oct - 15:19

Le doux babil des enfants transforme Apreval en un havre de paix en ces temps brumeux de guerre. Aujourd’hui est un grand jour. Cela fait maintenant 4 ans que Eliandre est revenu de son voyage par de la mort est s’est installée à Apreval.

Mais l’histoire ne commence pas là.

Quatre ans plus, au cours d’une périlleuse mission, l’agent Eliandre Nar Miskall meurt au service du roi du Cormyr dans des circonstances tragiques, ainsi que la quasi-totalité des agents royaux de l’AME présents.

Lors de son retour parmi les vivants, Eliandre comprit que la vie était un cadeau des dieux et qu’il était nécessaire de la donner comme elle l’avait reçue. Si bien que 11 mois plus tard elle accouchait de jumeaux, Amalfi et Amalthée, puis, 14 mois plus tard, d’un garçon, Dracinius, et enfin de Boromé Pélodore, en hommage à son dieu, 35 mois après sa « mort ». Althéos devait s’occuper des 4 petits, car Eliandre était sans cesse convoquée pour organiser des négociations. Mais dès le début elle avait refusé de rester en place, disant qu’elle n’avait pas la longévité elfique et qu’il lui fallait donc exploiter la moindre once de temps.

En effet, elle s’était mise en tête d’étudier les rôles combinés de la magie et de la religion dans les civilisations disparues. Elle commença donc ses recherches par le Cormyr, plus précisément dans des ruines au sein de la forêt royale. Ce qu’elle y trouva reste un mystère, même pour ses proches, mais elle se plongea rapidement dans des recherches à la bibliothèque royale de Suzail et aux archives.

Elle ne communiqua pas non plus ce qu’elle y trouva, mais 9 mois après sa mort, alors enceinte de 7 mois, elle partit avec son mari et quelques gardes pour les marécages reculés (au nord ouest).
Un mois et demi plus tard ils revenaient à Apreval en raison d’un accouchement imminent, Althéos ayant refusé que son premier enfant naisse dans la boue quand il pouvait être accueilli dans un château.
Ce ne fut que partie remise.

Jonglant entre ses enfants, son poste de diplomate et ses recherches, Eliandre partit de nouveau pour les marécages reculés 5 mois plus tard, seule cette fois ci. Elle annonça à son retour qu’elle y avait trouvé des bas reliefs de bataille qui avaient orientés ses recherches vers la bataille des ossements. Elle choisit donc d’attendre que son 3° enfant naisse pour se lancer dans un voyage aussi long que dangereux, ce qui lui permit de s’occuper un peu d’Amalfi et d’Amalthée. Dracinius était à peine sevré que sa mère repartait, légèrement escortée. Les gardes revinrent 2 mois plus tard, disant que dame Nar Miskall les avait congédiés au seuil d’un très ancien temple, au cœur de la bataille des ossements, avec pour motif de dire à tout le monde de ne pas s’inquiéter pour elle, qu’elle devait pousser un peu plus loin au nord mais que tout irai bien.

Quand elle revint, elle était visiblement épuisée mais en bonne santé. La raison de son retour précipité apparu 2 jours plus tard sous le nom de Boromé. Et elle reprit son périple 2 mois plus tard, laissant son fils nouveau né aux soins d’une nourrice, disant qu’elle reviendrait bientôt mais qu’elle devait se rendre en lieu reculé où vivait prétendument un ermite qu’elle craignait de voir mourir avant qu’elle ait eu le temps de lui parler. Lorsqu’elle revint, 115 jours plus tard, elle avait un épais carnet sous le bras et un air quelque peu différent d’auparavant, un je-ne-sais-quoi d’étrange qu’on ces gens qui sont constamment perdus dans leurs pensées.

Elle annonça qu’elle ne projetait plus de partir pour l’instant, ce qui allait lui permettre de s’occuper un peu de sa famille, qu’elle avait quelque peu négligée auparavant. Elle tint parole pendant un certain temps, mais déjà à l’horizon se profilaient un conflit majeur qui impliquerai le Cormyr, et Eliandre fut rattrapée par son devoir.
Environ 43 mois après sa mort, elle dut se rendre auprès de la reine Enétari pour la convaincre de passer une alliance militaire avec le Cormyr, et donc de s’engager dans la guerre dont l’acte fut signé par les dirigeants d’Evereska à l’encontre des elfes noirs d’outreterre. Elle se rendit enfin à EauProfonde, en temps que simple diplomate.[strike]
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Hjalmgunnar
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MessageSujet: Re: Présentation des persos...   Lun 15 Nov - 20:31

Bon, retour à l'écriture.
Saison 3, épisode 3: "Le temps est cyclique en soi"

Pendant toute l'après-midi, des elfes s'activèrent autour de l'arbre blanc pour les préparatifs de la veillée. Au crépuscule, Aranrùth, vint le chercher pour le mener à la cérémonie. Cependant, en apercevant le jeune fraîchement lavé, rasé et coiffé, il écarquilla les yeux sous la surprise. L'individu pouilleux qu'il avait interrogé était maintenant habillé dans la tenue de cuir blanc cérémonielle, dont les manches courtes laissaient apercevoir les muscles saillants du jeune. Ses longs cheveux blancs étaient maintenus par une broche en argent, à la mode elfique. Il portait dans le dos la grande épée de Luinil. Ils se dirigèrent vers l'esplanade. On lui indiqua une place au premier rang, le passage le séparant de la reine et d'Aranrùth. La plupart des elfes de la citadelle étaient présents. Soudain, un chant s'éleva simultanément des poitrines de tous les hommes et femmes de l'assemblée. Un chant venant d'un autre âge, à la mélodie extrêmement complexe. Une grande mélancolie se percevait à travers. Le jeune remarqua que plusieurs individus portaient une litière couverte de fleurs, sur laquelle on avait disposé Luinil, dont les cheveux noirs formaient une couronne. A la vue de sa camarade, le barbare ne sentit même pas les larmes qui perlaient le long de ses joues. Le cortège funèbre s'avança, noua la litière à l'arbre à l'aide de lianes, et le hissa avec lenteur jusqu'aux faites. Le chant se modifia. Même s'il était dépourvu de tristesse, le désolement des chanteurs transpirait. La lune baignait la place de sa pâle lumière. Le Loup Blanc s'était agenouillé, les mains posées sur la garde de l'épée de Luinil. La veillée débuta. De nombreux chants s'enchaînèrent sans interruption. Lorsque l'aube fut sur le point de naître, le barbare leva la tête et remarqua que la majorité des elfes étaient absents. Seuls demeuraient Enetari et Aranrùth, qui poursuivaient la lente mélopée. Il écouta silencieusement la mélodie. Il s'était remémoré tous les moments qu'il avait passé avec Luinil au cours de la nuit. Finalement, le chant s'arrêta. On vint descendre Luinil de l'arbre.

Alors que le soleil se levait paresseusement, nimbant la place de rayons jaunes et orangés, Enetari s'approcha du Loup Blanc. Plusieurs elfes s'activaient autour de la dépouille de Luinil. Enetari informa le barbare que, selon leurs rites, ils allaient la porter sur un bûcher près de la Course de la Licorne, et elle l'enjoignit à rejoindre le cortège funéraire. Formant la tête de la colonne, ils passèrent dans de longs couloirs de marbre, les pas feutrés masqués par la lente mélopée. Ils débouchèrent de l'autre côté de la montagne, dans un cirque naturel, percé à l'Est, laissant passer la lumière de l'aube. Au centre du cirque était un grand bassin naturel qui semblait se déverser par la faille orientale. L'eau d'une extrême pureté scintillait sous les rayons du soleil. Une seule barque, sculptée dans un bois blanc en forme de cygne se tenait sur la berge. La procession progressa jusqu'à atteindre la berge. Les porteurs déposèrent la litière mortuaire sur la barque et s'écartèrent. Chacun fut invité à déposer y un lys blanc. La reine et le Loup Blanc furent les derniers. La reine prit alors un petit objet dans un coffret qu'on lui tendait. C'était apparemment un oeuf. On donna alors une légère impulsion à la barque. Elle flotta alors, semblant être à la limite de la réalité dans ce décor féérique. La mélodie changea, devenant plus scandée. La lumière semblait s'accumuler dans la barque alors que celle-ci dérivait vers le levant. Un ultime murmure et la barque disparut, emportée par les chutes de la Course de la Licorne. Le silence régna alors pendant quelques secondes. Un éclat de lumière jaillit du loin, et un cygne radieux surgit des chutes, prenant son essor pour partir vers l'Orient. L'âme de Luinil avait été acceptée par Corellon et elle rejoignait un autre plan d'existence.



Suite au prochain épisode

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Curulin Daergel
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MessageSujet: Re: Présentation des persos...   Ven 20 Mai - 12:25

A Turgal, dix ans plus tard, au début de l'été, les préparatifs de la fête du solstice battaient leur plein. Pour célébrer la nuit la plus courte de l'année, les Gnomes de Turgal avaient l'habitude d'allumer d'immenses feux sur la colline qui surmontait le village et de passer le nuit à chanter, danser, et faire la fête de toutes les façons possibles. Ce jour-là, Shamil, du haut de ses trente-cinq ans ( équivalent de quinze pour un humain), allait être admise pour le première fois à la fête des « grands », et manifestait une impatience bien compréhensible.

Shamil signifie «  beau comme le bruit de l'eau sur les pierres du ruisseau », ou quelque chose approchant : il n'y a pas moins de 300 mots différents dans la langue gnome pour décrire la beauté, et ils n'ont pour ainsi dire pas d'équivalent dans la langue commune. En tout cas, c'est ainsi que les jeunes gens, puis le village entier commençaient à appeler la petite soeur de Norben, le boulanger.

Il faut dire qu'elle était ravissante, la petite Shamil, avec ses nattes argentées, sa peau inhabituellement claire, son sourire simple qui ne disparaissait que pour laisser place à une expression mélancolique plus attendrissante encore. En bref, elle le savait, la petite nouvelle serait la reine de la soirée, ce qui était à la fois fascinant et terrifiant pour une jeune fille de son âge. Ce soir était la nuit magique ou tout pouvait arriver, pensait-elle en finissant de se préparer en quelques gestes et quelques paroles. Les humaines mettent des heures à se maquiller paraît-il. Mais tous les gnomes maîtrisent les plus élémentaires des illusions...

- Alez, dit Gannel, son père. Tu ne veux pas rater le coucher du soleil, tout de même ? Oui, d'accord. Tu es magnifique, ma fille. Tu surveilleras ta sœur, Norben, qu'elle ne se fasse pas trop importuner !


En débouchant à la surface avec son père et son frère, Shamil fut surprise par l'agréable douceur du temps. C'était comme si la nature elle-même avait voulu que cette nuit soit la plus belle possible. Elle gravit la colline d'un pas rapide et décidé et parvint à l'étendue plane qui en faisait le sommet. Les trois feux étaient déjà préparés, immenses tas de bois faisant presque deux fois sa taille qu'on allumerait après que le soleil soit couché. Tout autour d'eux, une multitude de Gnomes s'affairaient. Il y avait là la quasi-totalité du village, ainsi que quelques étrangers, voyageurs et commerçants profitant du spectacle et quelques bardes venus l'animer. L'un d'entre eux amusait déjà les enfants, et il était comique de voir le grand humain au gilet en peau de chèvre accroupi au milieu des minuscules bambins, occupé à les amuser avec des illusions. Soudain Shamil sursauta.

Elle connaissait cet humain. Elle l'avait déjà vu, il y a longtemps. C'était celui qui avait emmené son ami, elle l'aurait juré. Celui qui jouait de cet étrange instrument...

Personne ne remarqua son instant de trouble. Le soleil amorçait clairement sa descente vers l'horizon, et aucun Gnome de Turgal n'aurait manqué ce spectacle rituel. On disait que le jeune homme ou la jeune fille qui regardait le soleil jusqu'au tout dernier moment et voyait la lueur verte qu'il émettait avant de disparaître entièrement rencontrerait l'Amour dans l'été. Aussi se dirigea-t-elle vers le groupe des jeunes avec son frère pour prendre place. Elle n'eut aucun mal à parvenir au tout premier rang.

Les derniers rayons avaient bel et bien un éclat verdâtre, mais cela suffisait-il à dire qu'elle avait vu le rayon ? En tout cas, pas comme ce jeune gnome qui criait « je l'ai vu, je l'ai vu ! » en regardant vers elle à la dérobée. Elle ne dit rien. De toute manière, elle avait vu tous les jeunes gens en allant se placer pour le coucher du soleil, et aucun de ses jeunes lui laissant la place avec une noblesse un peu ridicule et des regards plutôt dérangeants ne lui semblait être une promesse de rencontre dans l'été. Elle se souvint soudain du barde mystérieux et quitta le groupe au moment ou les premières flammes s'élevaient dans les cris et les rires.

Alors que l'odeur des grillades commençait à s'élever, elle repéra l'homme au moment où il ramenait les jeunes à leurs parents : «  hum, mais ça sent bon, tout ça, dites-moi. J'en ai le ventre qui gargouille(son prononcé sortant de son ventre au milieu des rires). Vous ne voulez pas manger une bonne entrecôte grillée, les enfants ? Si, vous voulez, hein... tenez, je suis sûr que vos parents ont gardé pour vous la première qu'ils ont réussi à prendre. On va les chercher ? » Elle attendit qu'il se serve à manger puis vint dans sa direction.

- Vous désirez, jeune fille ? Je compte me produire juste après le repas, si c'est ce que vous voulez savoir. Et mes collègues et moi avons répété tout le jour pour vous produire le bal le plus long et le plus magnifique que vous ayez jamais vu. Vous avez l'âge d'aller au bal, non ? Oui, sans aucun doute... vous êtes ravissante.

Shamil rougit légèrement, un peu déstabilisée par cet homme si particulier.

- Euh, excusez-moi, mais... Vous êtes déjà venu ici, non ?

- Eh bien, pas ces dernières années, non. Et si je suis passé avant, je ne me rappelle plus, pourquoi ?

- Mais, c'est bien vous qui jouez de cet instrument étrange, non ? Celui avec plein de tuyaux...

- Eh, peut-être bien, demoiselle ! Vous le verrez lorsque je jouerai.

- Mais... vous êtes tout seul ? Je veux dire, si c'est bien vous qui êtes passés il y a dix ans, il devrait y avoir un jeune gnome avec vous... Sa voix s'étrangla.

- Non, tu dois confondre, ma petite, désolé. J'ai toujours joué seul.

- Mais... pourtant, c'était vous, j'en suis sûre ! ... Bon, excusez-moi, monsieur. J'ai dû me tromper. Bonne soirée à vous.

- Mais bonne soirée à toi, surtout ! Amuse-toi bien ce soir, ce serait trop dommage qu'une charmante jeune fille comme toi pense à autre chose qu'à profiter de cette merveilleuse nuit.

Et Shamil s'en retourna, un peu abattue, tout de même. Elle avait tellement cru... mais non. Son ami n'était pas là, il ne revenait toujours pas. En dix ans, il devait l'avoir oubliée... Malgré les incitations du barde et les tentatives des autres pour la joindre à leur compagnie, elle mangea seule et en silence. Mais lorsque l'homme à la veste et au kilt s'avança entre les deux feux qui délimitaient la scène, elle alla s'asseoir au premier rang.

- Mesdemoiselles, dit l'homme en regardant vers elle avec un sourire, mesdames, messieurs, toute la compagnie, bonsoir ! J'espère que vous avez bien mangé ( ouiii dans l'assistance) et que vous passez déjà une bonne soirée. Puisque danser juste après le repas n'est pas tellement recommandé... ( rires), mes amis bardes et moi-même avons décidé de nous produire individuellement devant vous auparavant. Oh, ce ne sera pas long, rassurez-vous. Après cela, nous passeront immédiatement au bal, d'accord ? ( hourrahs). Mais je vous promet que vous ne vous ennuierez pas en attendant. J'ai sollicité l'honneur de commencer le spectacle auprès de mes collègues, qui me l'ont accordé. Après tout, il vaut mieux commencer par les moins bons, ce sont les premiers qu'on oublie le plus vite ( rires, de nouveau. Ce barde ne possédait pas d'instrument, mais son talent comique était réel, il ne serait sûrement pas l'un des moins bons). Bon, alors, mon instrument... Mais.. je ne l'ai pas pris ? Oublieux que je suis ! Non, décidément, je suis incorrigible.

Ce gag était classique des débuts de spectacle. En effet, beaucoup de bardes savaient faire apparaître leur instrument par magie, et ne s'en privaient pas. Mais la foule appréciait toujours autant, voire plus, quand elle connaissait la chute. Le barde se mit à chercher un peu partout, derrière l'oreille de Shamil, autour du feu, et même sous son kilt, ce qui déclencha l'hilarité générale.

- Oh, décidément, il faut l'appeler. Vous avez bien une flûte quelque part, ici ? Il aime bien les flûtes, ce sont ses amies. Mais comme c'est un instrument timide, il s'est arrangé pour que je l'oublie. AH, là là ! Merci, mon ami, votre flûte est magnifique. J'espère pour vous que votre femme vous le dit souvent... ( rires prolongés dans l'assemblée). Mais passons. Je connais une mélodie qui devrait le faire venir.

Le barde joua quelques notes sur la flûte. Un silence s'ensuivit...

Et soudain, la même mélodie retentit, semblant venir de très loin. Le son, qui résonnait sur les collines était très différent. La mélodie en devenait plus profonde, plus mystérieuse, plus mélancolique. Le barde continua à jouer d'autres airs, et à chaque fois le mystérieux instrument répondait, semblant venir d'un peu plus près, mais d'une autre direction, comme s'il se déplaçait à toute vitesse. La foule avait cessé de rire et écoutée, concentrée, attendant de voir apparaître le mystérieux instrument.

Et celui-ci apparût, à la limite de la lumière des flammes, gravissant la colline. Il était manié par un petit personnage qui semblait flotter dans les airs, avec la pénombre. Le musicien fit le geste de descendre d'un invisible cheval. C'était un gnome, jeune, et vêtu de la même manière que l'humain. Il jouait d'une cornemuse adaptée à sa taille tandis qu'une autre, plus grande, semblait flotter derrière lui. Le cœur de Shamil fit un bond.

- Mesdames, messieurs, et surtout mesdemoiselles, oserais-je dire, j'ai l'immense honneur de vous présenter mon apprenti... Nathan !
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Curulin Daergel
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MessageSujet: Re: Présentation des persos...   Ven 20 Mai - 12:27

L'effet sur les gnomes du village fut incroyable. D'abord le son, puis le deuxième musicien, et finalement le souvenir qui s'imposa à tous lorsque celui-ci vint se placer au beau milieu de la scène, vivement éclairé : c'était le fils d'Elmer, celui qui était parti il y a dix ans de cela, avec cet homme-là, justement, on se souvenait de lui et de son instrument, maintenant. Mais avant que quiconque ait pu esquisser un geste, Goann attirait à lui son instrument et se lançait dans un incroyable duo avec son apprenti.

Nathan était loin d'être l'artiste maladroit de ses débuts. Sans être devenu un virtuose, il était désormais devenu un sonneur tout à fait valable, sans compter ses talents en narration, acrobaties et autres. Il avait grandi, forci, acquis de la prestance et avait pris l'habitude de parler en public. Il n'avait plus rien de l'adolescent timide et gringalet qui avait quitté le village dix ans plus tôt, mais son regard était le même. Shamil s'en rendit compte immédiatement lorsque celui-ci, balayant l'assemblée du regard, vint se poser résolument sur elle.

Dès la fin du morceau, il fallut bien interrompre un instant le spectacle le temps que tous se lèvent pour venir saluer le revenant. Celui-ci serra bien quelques mains, comme celle de Gannel, mais déclara en riant que le moment n'était pas des plus approprié et qu'il ne jouerait pas durant la suite de la soirée pour pouvoir parler avec ceux qui le voudraient. Et Shamil eût l'impression que les grands yeux turquoise s'étaient tournés dans sa direction à ce moment-là... Les gens se calmèrent, et après un petit dialogue de circonstance, Goann et Nathan entamèrent un deuxième morceau avant de laisser la place aux autre bardes. Tandis que l'humain jouait, le jeune Gnome chanta une ballade propre au village et connue par tous, mais en donnant à sa voix de magnifiques intonations qui l'accordaient avec les sons graves et mystérieux de la cornemuse. Il quitta la scène sous les applaudissement.

Au moment de l'interruption, Shamil était comme par hasard revenue s'asseoir à l'extrémité du premier rang, du côté où les artistes entraient et sortait. C'est donc tout naturellement que Nathan vint s'asseoir à côté d'elle pour profiter de la suite du spectacle.

- Ben... salut, Shamil. C'est comme ça qu'on t'appelle, maintenant, si j'ai bien entendu..

- Euh... oui, c'est ça.

- Parfaitement approprié, il faut bien reconnaître.

- ... Merci. Je ... c'était magnifique, tu sais... la façon dont tu chantais. Enfin..

- Bah, j'ai eu dix ans pour m'entraîner, tu sais. C'est ton premier bal, cet année, non ?

- Oui...

Et ils se turent. Ils restèrent silencieux pendant toute la fin du spectacle, n'osant même pas regarder l'un vers l'autre. Puis lorsque le conteur eût fini de raconter sa saga et que les mères se levèrent pour aller coucher leurs jeunes enfants, Nathan se leva à son tour.

- Bon. Je vais aller voir Goann. Il se prépare pour le bal, je devrais peut-être l'aider.

Il s'éloignait déjà.

- Curulin, attends !

Il se retourna

- Tu... c'est moi que tu appelles comme ça ?

- Ben, oui. Ça me paraît approprié, aussi, non ? ( Curulin signifie «  celui qui chante avec talent ». Approximativement, là aussi).

Curulin sourit légèrement.

-Ben, si tu le dis. Qu'est-ce qu'il y a ?

- Tu as dit que tu ne jouerai pas pendant le bal, non ?

- Non, c'est vrai. ( un temps). Quelqu'un t'as déjà inviter pour ouvrir le bal, non ?

Cela aurait été le cas si Shamil avait mangé avec les autres jeunes, mais elle ne l'avait pas fait, justement. Elle l'expliqua à Curulin.

- Eh bien, dans ce cas... tu voudrais bien ouvrir le bal avec moi ? C'est vrai que j'ai l'âge d'aller danser, moi aussi. Je n'y avais pas pensé mais... j'en ai même plusieurs de retard, en fait !

Il rit, et Shamil l'imita. Puis il redevint plus sérieux.

- Alors...

- Alors quoi ?

- Ben ... tu veux bien ?

- Ah ! Oui, d'accord.

- On se retrouve au pied de l'estrade, alors ? Goann va me crier dessus si je ne l'aide pas à s'installer correctement. Il est très méticuleux, lorsqu'il s'installe, tu sais ?

Et Shamil rit encore.

Bon, il n'est nul besoin de préciser la suite : Shamil et Curulin dansèrent ensemble toute la durée du bal, au grand dam des autres admirateurs de la jeune fille, et discutèrent encore tout le reste de la nuit. Et lorsque le jeune barde prit la route avec son maître le lendemain, ils s'étaient déjà avoué leur amour. Avec difficulté, certes, mais toujours est-il que Curulin avait promis de revenir l'année prochaine, et pour plus longtemps.

Et désormais, il ne se fit appeler plus que par ce nom.
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MessageSujet: Re: Présentation des persos...   Jeu 7 Juil - 20:02


L'année qui suivit fut globalement assez tranquille. Curulin finit d'apprendre les bases du métier, et commença à prendre ses premières leçons de magie. Ce dernier point lui posa quelques difficultés. Même s'il aimait beaucoup l'idée d'effectuer tout un tas d'actions extraordinaires, il avait du mal à se mettre dans l'état d'esprit nécessaire à cela. Mais, le temps et l'habitude aidant, il fut bientôt capable de faire léviter son instrument tout comme Goann l'avait fait lors de son retour au village.

Cependant, Goann choisit cette année-là de retourner jusqu'à Eauprofonde en passant l'hiver sur la côte des épées, puis de revenir jusqu'au village de Curulin par le Cormyr. Un tel trajet n'était pas des plus habituels, Goann évitant généralement de se rapprocher de la côte, pour des raisons inconnues de Curulin. Le Cormyr, lui, était une étape assez courante, notamment lors de leurs voyages vers l'est. Curulin n'était allé qu'une fois à Eauprofonde pendant les dix années qu'il avait passé avec son maître. Il en avait retenu un foisonnement de vie constant et inégalé ailleurs, comme si le monde entier s'y était donné rendez-vous. Autant dire que ce programme emporta son entière approbation.

Le voyage par Béregost et la porte de Baldur fut intéressant, Curulin progressant toujours un peu plus dans son nouveau métier. Mais l'hiver qu'ils passèrent à Eauprofonde fut encore plus riche. Goann fit visiter l'ensemble de la ville à son apprenti, et l'emmena même dans les premières salles de l'entrée de la tour d'Halaster, parties si souvent visitées par des aventuriers de toute sorte qu'elles ne présentaient plus de réel danger, mais qui firent tout de même une très forte impression sur le jeune Gnome. Ils s'étaient installés dans une auberge du quartier sud, qui désemplissait rarement. Le patron les avait laissé s'installer dans les combles en échange de l'animation du lieu. Cela leur prenait toutes leurs soirées jusque tard dans la nuit, mais ils se levaient ensuite vers 11h et avaient toute l'après-midi devant eux à chaque fois. Les quatre mois passèrent donc comme autant de vacances.

De temps en temps, Goann allait voir un ou plusieurs amis à lui pour reprendre contact, recevoir et donner des nouvelles, voire échanger des informations sensiblement plus précieuses si l'on en jugeait par les bourses qui passaient de main en main. Inutile de dire que toutes les activités du maître et de son apprenti à Eauprofonde ne furent pas des plus honnêtes... Ses informateurs n'étaient jamais les mêmes, mais Curulin vit défiler toutes les déclinaisons possibles de l'archétype du type qui en a vu d'autres, plus ou moins aviné, plus ou moins couvert de cicatrices, plus ou moins grossier, plus ou moins bien habillé ou dissimulé, invariablement amateur d'or. Il s'agissait généralement d'humains et de halfelins, mais Curulin remarqua plusieurs nains, quelques elfes et quelques gnomes. L'un de ses personnages attira cependant son attention de façon beaucoup plus marquée.

L'étranger qu'ils étaient venus rencontrer dans une auberge discrète du quartier des affaires n'était pas très grand et entièrement enveloppé dans une longue cape noire, mais dégageait l'aura des personnes exceptionnelles, aidé en cela par ses gestes fluides. Curulin, qui commençait à savoir juger les gens, opta pour un combattant elfe, probablement un archer ou plus généralement un de ces avaleurs de grands espaces plus à leur aise en pleine nature que dans ce genre d'endroit. Goann l'accueillit avec le sourire et la franchise qu'ils réservait à ceux en lesquels il avait absolument confiance, ce qui était déjà assez rare pour être remarqué.

La conversation porta, comme cela avait déjà été le cas avec d'autres, sur les agissements d'une mystérieuse organisation. Cependant, les deux compères parlaient à mots beaucoup moins couverts que d'habitude, ce qui permit à Curulin d'obtenir des détails complètement nouveaux. Goann avait lancé un sortilège leur permettant de parler sans risque que qui que ce soit d'autre les entendre, ce qui leur permettait un telle liberté. Curulin comprit ainsi que Goann avait fait partie de cette organisation, mais l'avait quitté il y a quelques temps. Il se renseignait sur l'un de ses membres qu'il appelait « Triple sept de pique ».

- J'ai réussi à savoir qu'il était petit, brun et tout en muscle. Et qu'il était aussi l'un de leurs meilleurs agents pour ce genre de boulot. Cela m'a rappelé ce que tu m'avais raconté de ton ennemi. J'ai besoin d'en savoir plus sur lui, tu comprends ?

Il comprenait peut-être, mais Curulin pas complètement.

- Si vraiment ils l'ont recruté, cela signifie que ces types sont beaucoup dangereux que ce que je le croyais. Mais aussi que tu as intérêt à être vraiment très prudent et à éviter de te faire voir plus longtemps. Si tu es sûr de toi, il vaudrait mieux que tu ne reviennes pas à Eauprofonde, et que tu évites complètement le Calimshan et le Thétyr, aussi. Ecoute, Goann, je vais te dire ce que je sais de lui, même si tu en connais déjà une partie, mais ce sera toujours aux mêmes conditions.
L'inconnu parlait avec une voix calme et posée, mais aussi profondément mélancolique, comme s'il n'avait plus beaucoup d'espoir en quoi que ce soit.

- Je ne comprends pas pourquoi tu refuses encore que je raconte ce que tu as vécu, ou du moins en occultant ton rôle. Franchement, ça me fait toujours mal au coeur de raconter la mort du « guerrier elfe ami de Bruenor Marteaudeguerre qui l'aidait à reconquérir Castelmitral ». Même en se contentant de ça, le récit est toujours énormément apprécié, alors tu imagines si on racontait la vérité ?

- Ils ne comprendraient pas, ils ne sont pas prêt. Ils ne seront jamais complètement prêts. Si ils aiment ton récit, pas besoin de les embêter avec mon histoire, non ?

- Pourquoi ? Si vous êtes ce héros-là, vous pourriez être vachement connu ! Autant que Bruenor, voire plus, peut-être. Que pensez-vous qu'ils ne comprendraient pas ? Ils acceptent bien que sa fille Cattie-Brie soit une humaine, ou que Wulfgar ait vaincu un dragon à lui tout seul pour devenir roi des tribus barbares du Valbise.

L'ami de Goann leva un instant les yeux sur Curulin. Celui-ci crût apercevoir un masque noir sous la capuche de celui-ci, mais fut surtout frappé par le violet incroyable de ses yeux.

- En fait, il se trouve que je l'ai aidé un peu, pour le dragon... mais passons. Il y a plus dur que cela à accepter, crois-moi.

- Il n'a pas tort, d'un côté. Mais je reste persuadé que...

- Tout le monde n'est pas aussi ouvert d'esprit que toi, Goann.

- D'accord. On va faire comme d'habitude. D'après ce que tu m'as raconté et ce que j'ai appris, l'homme qui nous intéresse n'a pas hésité à enlever ton amie pour mettre son plan à bien, sans compter ses farces macabres pour t'inciter à le poursuivre lorsqu'il ramenait Roger au Calmishan.

- Oh, il n'y a pas eu que cela, figure toi que...

Après deux heures de conversation, tout ce que Curulin avait compris est que ce « triple sept de pique » était un individu dangereux, et d'autant plus qu'il était à la fois sérieux et impitoyable. Et aussi que Goann s'en méfiait pour une raison ou une autre. Autant dire qu'il était loin d'être rassuré en quittant l'auberge. Et puis, cet ami lui même, avec ses airs mystérieux et sa voix désabusée... Pendant quelques jours, il eut du mal à ne pas se sentir suivi lorsqu'ils traversaient la ville, et fit mêmes quelques cauchemars où apparaissait un homme vêtu de noir à la façon de l'étranger rencontré et brandissant une dague à la garde sertie de joyaux ( un des points remarquables de ce « triple sept » ) ...

Pourtant, Curulin ne devrait jamais rencontrer l'assassin le plus redoutable de tout la côté des épées, voire même de tout Faerûn, malgré toute l'envie qu'il en eut après que celui-ci ait abattu son maître. Et même cela ne devait pas arriver avant quelques années... Mais d'une façon ou d'une autre, cette étrange conversation allait avoir un impact très important sur le futur de Curulin...
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